La vie des autres

Drame (2h17)

La vie des autres ulrich_muehe

De Florian henckel von Donnersmarck, avec Thomas Thieme, Martina Gedeck, Ulrich Mühe* 

 Il a raflé l’oscar 2007 du meilleur film étranger…

Car c’est un film resplendissant d’humanité. Une leçon de vie pour chacun.

Le contexte : Novembre 1984, à Hohenschönhausen, (centre de détention de la Stasi, en Allemangne de L’Est)

L’Histoire : Comment un officier de la Stasi reprend conscience de son humanité après un « lavage de cerveau ».

 Grand Voyage historique_par les faits qu’il relate_ et intemporel par les valeur qu’il rapelle. Crédible, véridique, véritable…La fin est très touchante et particulierement bien menée. Un film, à mon humble avis, EXCELLENT (à voir en VO).

Sur une musique de Gabriel Yared (Azur et Asmar) qui a su orchestrer à merveille les tons qui enveloppent ces hommes, cette femme, jusque dans leur drame.

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40091Le silence d’Ulrich Mühe (source : http://www.liberation.fr/culture/269492.FR.php )

Pour l’hommage à ce grand acteur.

Rendu célèbre en France dans le film «la Vie des autres» pour sa fascinante incarnation d’un agent de la Stasi, l’acteur allemand est décédé d’un cancer à l’âge de 54 ans.

Par éDOUARD WAINTROP QUOTIDIEN : samedi 28 juillet 2007

Avec ce regard souriant, à la fois perçant et sans profondeur, il inquiétait d’abord, professeur d’interrogatoire à l’école de la Stasi, ou Staats­sicherheit (la sécurité d’Etat d’Allemagne de l’Est) dans la Vie des autres de Florian Henckel von Donnersmark, sous le nom de Gerd Wiesler.

Flic totalitaire, Stasihauptmann Ulrich Mühe, qui est mort dimanche à 54 ans, expliquait là ses techniques pour faire avouer un suspect : méthodique, sans morale personnelle ni affect, hors-champ possible d’un Procès de Kafka. Technicien bureaucrate de la République démocratique (par antiphrase) allemande, la RDA, de 1984.

Ascèse.  Dans ce rôle, l’acteur était parfait. Il semblait bâti pour. Le corps mince, le visage passif, Mühe le muet faisait un portrait crédible de ce fonctionnaire façonné par l’ascèse que commande une foi sans borne dans le communisme. «Qu’il soit islamiste, marxiste ou de l’Opus Dei, l’idéologue a ce visage fermé», disait Florian Henckel Von Donnersmark, son metteur en scène. «Attention : ce n’est pas un idiot, ajoutait-il, c’est un romantique qui croit qu’on peut atteindre le vrai paradis.»

Mühe savait fantastiquement être tout cela, le masque impénétrable et l’air romantique. Nous le retrouvions plus tard, de gros écouteurs vissés sur les oreilles, espionnant un couple d’artistes : Dreymann, beau quadragénaire brun, auteur dramatique en vogue à Berlin-Est de ces années 80, et Christa Sieland, actrice, quasi-star. Avec son casque à mouchards, Wiesler les entendait s’aimer, discuter. Au passage, il captait l’Appassionata de Beethoven et quelques extraits de Brecht. Son regard semblait s’en s’éclairer, son ­ordre de marche du monde s’en desceller. Dès lors, il dérivait vers sa rédemption. Sans bruit, sans fureur. Comme Mühe, cet acteur superbe et inattendu, a su sans hâte le rendre.

Salut.  Wiesler-Mühe était le cœur de la Vie des autres, le beau premier film de Von Donnersmark auquel le public français a fait un triomphe passionnel. Cet acteur au passé dense mais inaperçu y avait enfin le rôle qui permettait son couronnement. Comme son personnage avait pu enfin trouver et partager son salut. Or, voilà que le comédien de l’année est mort. Au sommet de sa carrière, d’un cancer à l’estomac, sans doute euthanasié. En Saxe-Anhalt, où il s’était retiré après avoir découvert l’importance et la gravité de sa maladie. Dans cet Est de l’Allemagne qui l’a marqué depuis sa naissance.

Ulrich Mühe a en effet vu le jour en Saxe à Grimma, en 1953. Il a d’abord été ouvrier dans le bâtiment puis il a fait son service militaire dans les troupes de frontière de la RDA, sur le mur de Berlin. Il rejoint plus tard une pouponnière d’acteurs, l’école supérieure de théâtre de Leipzig. Ses débuts se font dans la troupe du théâtre de Karlmarxstadt, une ville qui a depuis retrouvé son nom originel de Chemnitz. Il y est bientôt remarqué par le célèbre dramaturge Heiner Müller, qui le fait venir à Berlin (Est), où sa carrière se déroule sur les planches du théâtre Volksbühne et, à partir de 1983, du Deutsche Theater.

Il joue là, entre autres, le patriarche dans Nathan le Sage de Lessing. A cette époque, il vit comme le Dreymann de la Vie des autres, l’opposé de son propre personnage, une existence privilégiée, avec accès à certaines vérités dans un monde asphyxié de mensonges. La situation dans son pays ne le laisse pas indifférent. Il conteste le monopole du pouvoir confisqué par le parti ­socialiste unifié allemand (le SED, en fait communiste et stalinien). Il manifeste en ­novembre 1989 avec des di­zaines de milliers d’autres sur l’Alexanderplatz pour des changements profonds. Et accueille enfin avec soulagement l’implosion de la RDA.

Paranoïaque.  Il part alors travailler en Autriche, au théâtre mais aussi au cinéma, notamment avec Michael Haneke, qui lui offre un rôle de victime en 1997 dans Funny Games, effrayante description d’une violence sans cause. Il donne corps à un officier SS dans Amen de Costa-Gavras. Il étincelle dans nombre de films TV. Jusqu’à ce sublime rôle de sa vie, le Wiesler de la Vie des autres, plongée filmique dans le régime paranoïaque qui a régné quarante ans à l’est. Il y fait montre d’une capacité à faire sentir au spectateur l’ampleur de la tempête qui se déchaîne sous un crâne, d’un simple froncement de lèvre, un sourcillement, une ombre de tristesse passant dans son regard. «C’était un acteur qui savait jouer les processus mentaux et les rendre visibles», résume le critique littéraire Peter Michalzik.

Son inspiration mélancolique avait été alimentée par la lecture de son propre dossier dans les archives de la Stasi. Il avait cru y découvrir la tra­hison de son ex-femme, une comédienne qui l’aurait mouchardé comme Christa, l’ac­trice, le fait dans le film qui l’a rendu célèbre. Il l’a dit haut et fort. Un procès en diffamation s’ensuivit qui donna gain de cause à celle-ci et secoua sérieusement l’acteur.

Sa mort a été accueillie avec consternation dans toute l’Allemagne. Pour l’office de la mémoire, chargé de gérer les archives de la Stasi, «son rôle dans la Vie des autres a montré quels effets catastrophiques la dictature communiste a eus sur la vie en RDA.»

9 Réponses à “La vie des autres”

  1. cinephilia49 dit :

    très très bon film!!
    jsuis vraiment très triste pr lacteur:Ulrich Muhe,il était excellent ds ce film!!

    très bien ton blog!!
    bonne continuation!!

  2. cinemavie dit :

    alors là Je tombe de haut. Je n’étais même pas au courant :s…C’est bcp de tristesse en effet, un si grand acteur… »La vie des autres » en aura une portée encore plus profonde pour ceux qui le verront.

    Merci bcp pour tes comm cinephilia49 !

  3. http://cinema-film.skyblog.com dit :

    Ce film est génial ! le sujet très intéressant et Ulrich y est magnifique ! c’est vraiment dommage qu’il soit décédé ! il était fabuleux!

  4. ARMELLE B. dit :

    Quel film prenant, bouleversant, si bien interprété ! On est pris à la gorge par ce personnage qui, lentement, va prendre conscience de son humanité, en même temps qu’il découvre chez celui qu’il est chargé d’espionner, le vrai sens de la vie. Le plus beau film de l’année, selon moi. Un chef-d’oeuvre. Merci de ta visite et de ton aimable commentaire. A bientôt. ARMELLE

  5. Gérard dit :

    Voici un film que je ne suis pas près d’oublier avec cet atmosphère terrifiant dans lequel il nous entraîne. L’interprétation et cette mise en scène rigide et froide sont tout à fait remarquable et nous font passer avec efficacité une émouvante dénonciation sur les méfaits des dictatures de tous bords. La liberté se paye souvent très cher, sachons la protéger.
    A bientôt, Gérard

  6. Gérard dit :

    Voici un film remarquable et émouvant. L’atmosphère « glacée et sombre de cette oeuvre, le jeu sobre des acteurs nous adresse un message très convainquant sur les méfaits des dictatures de tous bords et nous prouve que la liberté se paye souvent très chère. C’est pourquoi il nous faut la défendre âprement…
    A bientôt,
    Gérard

  7. Florian Lavoux dit :

    helllo, j’aime beaucoup ton blog :) on y trouve souvent quzlques perles. Je me demandais pourquo avoir fait cette precisuon : « le sed, en fait communiste et stalinien » :)

  8. Florian Lavoux dit :

    le sed, en fait communiste et stalinien ! precision importangte pour la comprehension ;) merci pourcce billet, c’est toujous un plaisir de vous lre, bye bye

  9. Pomme d'api dit :

    Ce film est  » « . Magique, sublime, splendide, émouvant, critique, humaniste et réaliste. Je l’ai vu deux fois, et els deux fois, j’ai pleuré à la fin.

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