Une affaire de femmes, 1988

 Une affaire de femmes, 1988 p13641

Moi qui voulais du drame…En voilà ! Et du « beau drame ». Celui du grand bouleversement, celui qui nous fait réfléchir, celui qui nous assomme et nous inonde d’une formidable envie de vivre…larmoyante. Hm…

Par certains aspects, ce film m’a vaguement fait penser à Sophie Scholl. Le tempérament de l’héroïne, l’emprisonnement, la question de la justice (l’injustice) criante, et …la fin. Que je ne révèlerais pas !

J’apprends, d’après Wikipédia, que… »À l’automne 1988, une grenade lacrymogène explosa au Miramar-Montparnasse, à Paris dans la salle qui projetait ce film. Victime d’un malaise cardiaque, un spectateur décédera peu après. Des fanatiques catholiques n’avaient pas supporté la prière iconoclaste qu’Isabelle Huppert, l’avorteuse, livre avant d’être exécutée : « Je vous salue Marie, pleine de merde. Le fruit de vos entrailles est pourri ». »

…C’est énorme, cette vie du film, hors du film qui soulève_ en dedans et en dehors_, des problèmes profonds. N’est-ce pas aussi un des buts du Cinéma ?

Isabelle Huppert est sensationnelle dans ce rôle de femme forte et …pénétrante (voyez!), intelligente et poignante. Ce film lui a d’ailleurs valut le prix d’interprétation féminine, à Venise.

Marie Trintignant, déjà extraordinairement talentueuse.

Un film à voir et à avoir (en tête).

Réalisé par Claude Chabrol. Avec Isabelle Huppert, François Cluzet, Marie Trintignant.

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