Last tango in Paris

 

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Un titre qui fait chavirer notre imagination de metteurs en scène en puissance. Et qui nous plonge dans l’ivresse des rondes infernale et de la musique, et du désir, typique tango of course.
C’est aussi un film sur une époque. Celle de la libération sexuelle de la femme. Epoque qui a fait naître bien des tourments et qui a bouleversé la gent masculine, pas du tout habituée à cette nouvelle puissance que représente…La femme, libre et épanouie. Ou presque.
Et comme l’amour se vit à deux, les tourments sont contagieux.
Quelle artiste, Maria Schneider ! Je l’ai trouvée sensationelle !! Brando est une légende faut-il encore le citer. Sensationel aussi, allégorie bouleversante de la déchirure.
Tous les deux totalement…étonnants, renversant, touchants !Ils mettent en perspective d’autres champs du tragique. (ou Peut-être un autre registre que je n’arrive pas à nommer…?) C’est époustouflant.
Alors coupage de souffle et tombage de chaise, et versage de larmes pendant tout le film.
Âmes sensibles, évidemment, s’abstenir il y a des scènes…que je ne peux pas qualifier de « choquantes », le seul mot qui me viens c’est : « belles ».
Scénaristes et réalisateurs se situent bien haut, au top niveau ! C’en est même épatant, cette perfection d’écriture. Ce scénario bien fourni et sans failles. Ces beaux dialogues. Cette mise en scène sans faute…
Et ces apparitions du passionné Jean pierre Léaud !
Ce film pose plein de questions. J’en retiens une : « l’amour prend-il une plus grande ampleur lorsqu’il se révèle impossible? » Est-ce qu’on aime plus dans le désespoir, à cause du désespoir ?

 

Mes scènes préférées :
♣Le début, la scène de rencontre, la rencontre des corps dans cet appartemment vide ! Ils ne se connaissent pas, mais se reconnaissent, se cherchent surtout. C’est tellement fou ! C’est cette scène là qui donnera toute la tonalité au film.
♣ »La scène du beurre » (pour ne pas utiliser les grands mots et faire tout à coup hausser les stats du blog). Je l’aime pour le jeu des acteurs et pour sa portée tragique (ces larmes mêlé à cette folie; car ils sont tous les deux désespérés dans cette scène). Qui d’entres vous qui lisez ces lignes n’y a pas cru une seconde ? Moi j’étais à la fois Maria Schneider, Marlon BRANDO et le beurre.(euuuh..).
♣Les tournages avec J.P Léaud, notamment celui à reculons, « vers le passé ».
♣Le « dernier tango », dansé sur la piste de danse au milieu de gens très comme il faut. « C’est un acte très subversif » (ok, je paraphrase là ^^)
♣La dernière scène évidemment, celle où [chut]
Voilà, ma lecture de ce film est bien légère, rédigée « à chaud ». Elle s’attache surtout au regard à travers le point de vue de la Femme (Maria Scheiner). J’ai lu une critique de ce film très éclairante, et qui est aussi une lecture de l’autre point de vue, celui de l’Homme ( Brando). Je vous la livre, et vous invite à visiter le site de l’auteur ici.

 

derniertango.bmpDernier Tango à Paris véhicule depuis plus de trente ans une image sulfureuse, liée aux démélés juridiques du film et à certaines scènes figurant aujourd’hui encore parmi les plus audacieuses de l’histoire du cinéma.
Pourtant, le film de Bernardo Bertolucci doit avant tout être considéré comme une très grande oeuvre sur la douleur et sur l’impossible renaissance.
Paul vient d’apprendre le suicide de sa femme. Il baise alors avec une inconnue dans un grand appartement vide, et essaye de comprendre ce geste désespéré.
Dernier Tango à Paris explore l’impossibilité du deuil. De fait, c’est un pamphlet foudroyant. A écouter ses personnages, il n’y a pas de salut possible. Brando insulte la famille en sodomisant sa maitresse, singe le mariage, provoque Dieu.
L’oeuvre de Bernardo Bertolucci est une certaine idée de la virulence au cinéma.
C’est surtout une incroyable communion de talents. Le réalisateur met en scène avec un instinct formidable, usant de long travellings pour accompagner ces solitudes.
Il convie à ses côtés Vittorio Storaro, directeur de la photographie virtuose, et ne cache jamais la référence principale du métrage, à savoir l’oeuvre picturale de Francis Bacon.
Le film transpire l’oeuvre de Bacon : ses tons chauds, sa violence contenue.
Et quel comédien pouvait être meilleur vecteur de cette violence que Marlon Brando ?
Celui ci livre là sa performance la plus intriguante. Il traîne sa carcasse de bête blessée et plonge corps et âme dans ce personnage qui pourrait être une somme de ceux qu’il a interprété jusque là, de Stanley Kowalski au cow-boy masochiste de la Vengeance aux deux visages.
Bertolucci n’a jamais caché le fait que le comédien ait improvisé une grande partie de ses monologues.
En effet, Brando savait, au moment du tournage, que ses jours à l’écran étaient comptés.
L’envie l’avait quitté depuis longtemps.
Trois décennies avant sa mort, il livre déjà son testament cinématographique. Il offre un visage de l’homme aux admirateurs du comédien.
Un visage qu’il dévoile comme libéré, face caméra, sur ce balcon, dans les dernières images du film.

6 Réponses à “Last tango in Paris”

  1. Gérard Rocher dit :

    Voici Bertolucci au sommet de son art ! Ce film a été décrié parfois violemment par un public à l’époque puritain. Pourtant, l’oeuvre est intense, bouleversante et désespérée. C’est vrai que ce film nous met mal à l’aise et l’on se sent comme aspirés par cette intrigue sublimement i,interprétée. A bientôt.

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    Une grande honte pour moi… Je n’ai pas vu ce film… Mais je vais y remédier!

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    L’un des souvenirs forts que j’ai gardé de ce film, c’est, pendant la « scène du beurre », Jeanne qui est forcée de lire un livre par son amant qui la sodomise. Ce livre est une critique de la famille bourgeoise. Est-ce que quelqu’un connaît le titre et l’auteur de ce livre? Merci les cinéphiles!

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